Si la seule chose qui manque à votre téléviseur est une connexion à l’internet et un accès direct à des applications de vidéo à la demande, pas besoin de vous échiner à magasiner un appareil tout neuf. Des récepteurs numériques abordables comme le Roku Ultra et le TV Streamer de Google feront aussi bien l’affaire, si ce n’est pas mieux…
Publié à 7 h 00
En partant de la prémisse qu’aucune plateforme de télé connectée n’est parfaite, vu du Québec, on peut avancer que ces deux-là figurent aisément parmi les options les plus recommandables, pour deux raisons simples. D’abord, les deux coûtent 130 $, loin sous le prix d’une télé neuve. Dans le cas du Roku Ultra, c’est malgré tout le plus cher d’une gamme de cinq adaptateurs qui font à peu près la même chose, et dont le modèle le moins cher coûte à peine 40 $.
Ensuite, détail non négligeable : aussi bien Google que Roku promettent une mise à niveau régulière et durable de leur plateforme logicielle respective, ce qui fera durer leurs terminaux au moins quelques années, et ce qui assurera qu’ils seront compatibles avec les nouveaux services susceptibles d’émerger au fil du temps.
Surtout au Québec, où le marché de la vidéo et de la télé sur demande est étonnamment fractionné, savoir qu’on peut installer les applications à mesure qu’elles débarquent dans les boutiques en ligne des principales plateformes, ça rassure quand même un peu. Ce ne sont pas tous les téléviseurs achetés ces derniers mois qui sont compatibles à la fois avec ICI Tou.tv, Nouveau et _TVA+_pour ne citer que ces applications-là.
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Diffuseur Google TV
C’est déjà le cas avec le nouveau TV Streamer de Google, qui signe en quelque sorte la fin des Chromecast, ces clés HDMI qui permettaient jusqu’ici de transmettre sur son téléviseur du contenu qu’on trouvait d’abord sur un téléphone, une tablette ou un PC. Son système, Google TV, est en fait Android TV. Il agit comme un agrégateur (pas tout à fait au point) de vidéos provenant de différentes sources. On trouve ces sources sous la forme d’applications à télécharger à partir d’une version pour Android TV de la boutique Play Store de Google. On promet 10 000 applications, mais disons qu’il y en a une vingtaine qui valent réellement la peine. On peut aussi y diffuser du contenu à partir d’un mobile ou d’un PC.
Ce récepteur numérique a une fiche technique modeste (vu son prix), avec 32 Go de stockage interne et une entrée Ethernet, pour éviter les aléas d’une connexion WiFi insuffisamment stable. L’appareil supporte les protocoles HDR10+, Dolby Vision et Dolby Atmos, qui sont dans l’air du temps.
Autre truc en vogue : l’IA générative. Google embarque Gemini, sa propre IA, sur l’appareil et fait évoluer la commande vocale qui s’active à partir de la télécommande. Celle-ci a un bouton qu’on peut personnaliser (ô joie !) et promet de ne plus jamais être égarée grâce à la fonction Find My Remote.
Pour ajouter à l’ensemble, et peut-être pour offrir une expérience proche de celle de l’Apple TV, le TV Streamer fait aussi office de pont domotique pour les accessoires connectés pour la maison compatibles avec les normes Matter et Thread, encore relativement nouvelles, mais pas rétrocompatibles avec les gadgets connectés plus âgés.
Il est notamment possible de voir en direct sur votre télé l’image d’une sonnette vidéo compatible. Qui a vraiment le goût d’aller à la porte en plein épisode de _Dumas_je vous le demande ?
Année Ultra
Roku corrige presque ses défauts avec le nouveau récepteur Roku Ultra, mais le principal demeure : le Québec et la télé francophone n’ont que très peu de place sur cette plateforme. Sa chaîne homonyme agrège tout plein de vidéos qu’on peut visionner gratuitement… en anglais.
C’est dommage, car Roku, né d’un projet interne chez Netflix, a vraiment une façon originale de stimuler la découvrabilité de ses contenus. Mais on voit à sa télécommande à quelle enseigne loge la marque : les raccourcis proposés sont Apple TV+, Disney+, Netflix et (Amazon) Prime Video. Les universitaires dans les années 1990 avaient un terme pour cette approche : le dumping culturel.
Dommage, car sinon, cette télécommande est plutôt chouette, surtout que ses boutons sont rétroéclairés. Elle comporte une commande vocale à peu près inutile, cela dit, mais peut être chargée par USB-C, un plus.
Ce Roku Ultra est un peu plus performant que les autres Roku et sa durée de vie devrait être plus longue, mais il vous déplaira sans doute si vous privilégiez le contenu francophone ou si vous n’avez pas d’antenne numérique à la maison.