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Test Sony Bravia 9 (65XR90) : le téléviseur le plus lumineux du marché est tout simplement éblouissant


Les sous-pixels de la dalle du Bravia 9 (XR90) sont alignés verticalement, comme sur toutes les dalles VA.

Les sous-pixels sont caractéristique d’une dalle LCD VA.

Chez Sony, contrairement à la plupart des marques qui intègrent un mode Filmmaker pour une image fidèle à l’œuvre originale, on préfère miser sur un traitement maison. Ici, c’est le mode Professionnel qui se rapproche le plus de la vision du réalisateur, tandis que le mode Cinéma affiche des dérives plus marquées.

La Ligue des Justiciers de Zack Snyder.

La colorimétrie est précise puisque nos mesures révèlent un delta E à 2,7, légèrement sous la limite de 3 au-delà de laquelle les écarts colorimétriques deviennent perceptibles à l’œil nu. En parallèle, la balance des blancs conserve cette tendance froide typique de Sony, avec une température mesurée à 6980 K. Bonne nouvelle, on est plus proche des 6500 K standards que sur d’autres modèles du fabricant, qui dépassent parfois les 7000 K. Il n’y a pas grand chose à reprocher au gamma qui est plutôt stable avec une moyenne parfaite de 2,4. Les niveaux de gris sont toutefois légèrement surexposés dans les gris clairs et les blancs.



Concernant les angles de vision, le Mini-Led montre ses limites face à l’Oled. À 45°, nous avons mesuré une perte de luminosité de 42 %, ce qui place ce Bravia 9 en retrait face à ses concurrents haut de gamme. En revanche, Sony est toujours très bon dans la gestion de la fluidité grâce au Motionflow, idéal pour suivre des matchs de sport. Attention, pour les films, mieux vaut désactiver cette option (ce qui est d’ailleurs fait par défaut en mode Professionnel) sous peine de subir cet effet feuilleton que beaucoup trouveront désagréable.

HDR

Comme à l’accoutumée chez Sony, la compatibilité HDR est au rendez-vous avec le support des formats HDR10, HLG et Dolby Vision. Seul le HDR10+ manque toujours à l’appel, un choix qui suit la stratégie de la marque face à Samsung et Panasonic. Cela dit, par défaut, les ports HDMI sont limités à un signal 8 bits. Pour exploiter tout le potentiel de votre téléviseur, il sera indispensable de les débloquer. Pour cela, rendez-vous dans Chaînes & Entrées > Entrées externes > Format du signal HDMI > Format amélioré.

La luminosité du téléviseur nous avait impressionnés au visionnage de scènes de films, et les mesures ont confirmé nos impressions. Le Bravia 9 affiche tout simplement la plus forte luminosité que nous ayons jamais vue sur un TV jusqu’à présent. Le pic lumineux HDR s’élève à 3200 cd/m², soit le double des meilleurs écrans Oled du moment, tels les LG G4, Panasonic Z95A et Samsung S95D qui plafonnent à 1600 cd/m². On constate donc la force de la technologie Mini-Led qui avait déjà fait ses preuves sur le récent C89B de TCL notamment, mais le pic lumineux s’élevait à “seulement” 2070 cd/m². sur ce dernier. Le rendu en HDR est donc inégalé et les sabres lasers, explosions et autres objets très lumineux paraîtront plus réalistes que jamais.

À gauche, la courbe EOTF en HDR10, fenêtre de 10 % ; à droite, la courbe de luminance HDR, fenêtre de 10 %.

En revanche, petite déception sur cette génération en HDR : la gestion de la courbe EOTF n’est pas parfaite. Le téléviseur a tendance à légèrement surexposer les hautes lumières, ce qui peut nuire à une reproduction fidèle des scènes lumineuses. Dans les faits, on ne devrait pas vraiment le remarquer à l’œil nu.

Moyenne Delta E en HDR – 2,5.

Le delta E HDR reste bon avec une moyenne de 2,5, donc sous la limite de 3. Les teintes vertes sont les plus problématiques et dépassent malheureusement un delta E de 4, voire 5 dans certains cas.

Dans cette scène d’Avatar 2la luminosité est impressionnante.

Enfin, la couverture des espaces Rec. 2020 et DCI-P3 s’élèvent à respectivement 67,8 % et 89,4 %, des valeurs correctes, bien que l’Oled reste meilleur sur ce point avec une couverture du DCI-P3 qui s’approche de 100 % en règle générale.

À gauche, la couverture de l’espace DCI-P3 ; à droite, celle du REC-2020.

Nuage et floraison

C’est ici encore un des éléments qui impressionne avec le Bravia 9. Le épanouissement (effet de halo autour des objets lumineux sur fond sombre) est un ingrédient gênant des dalles LCD, mais les téléviseurs Mini-Led se sont bien améliorés dernièrement. Les algorithmes de traitement de Sony semblent ici très efficaces puisque le épanouissement est plus limité que tout ce que nous avons pu voir jusqu’à présent. Attention, il est encore tout de même présent et il ne faut pas s’attendre à la perfection des dalles Oled sur le sujet, mais cela reste une belle prouesse.

On perçoit toujours un peu de épanouissement au niveau de la poignée de la carafe.

Réflectance

Les dalles Mini-Led sont généralement sujettes à des reflets assez importants chez la concurrence, mais Sony semble avoir peaufiné sa copie puisque nous avons mesuré une réflectance de seulement 21 %, presque au niveau du filtre Vanta Black de LG Display qui permet aux meilleurs TV Oled de descendre à 17-18 % de réflectance.

Note de la rédaction: 4 sur 5

Jeux vidéo

Le Bravia 9 propose un taux de rafraîchissement de 120 Hz, une performance largement suffisante pour la majorité des usages actuels, bien que certains concurrents culminent à 144 Hz. Nous avons mesuré par ailleurs un décalage d’entrée (retard à l’affichage) de 24,2 ms, valeur correcte, mais qui dépasse 16 ms. Il y aura donc une image de décalage entre l’action à la manette et sa répercussion à l’écran, mais seuls les joueurs exigeants qui jouent à des titres compétitifs en multijoueur pourraient vraiment être affectés. Le fantôme (traînée fantôme derrière un objet en mouvement) reste un peu présent avec une rémanence mesurée à 22 ms.

Le mode Jeu reprend quasiment la même colorimétrie que le mode Professionnel, et c’est une bonne nouvelle : les joueurs bénéficieront d’un delta E moyen de 2,6 en HDR, garantissant une restitution fidèle des couleurs.

Delta E HDR moyen en mode Jeu – 2,6.

Côté connectique, le Bravia 9 se limite à deux ports HDMI 2.1 compatibles 4K à 120 Hz, ALLM (mode automatique de faible latence) et VRR (taux de rafraîchissement variable). À titre de comparaison, beaucoup de modèles haut de gamme hébergent quatre ports HDMI 2.1, une configuration plus adaptée pour brancher plusieurs consoles, un PC et une barre de son simultanément. Sur un modèle aussi haut de gamme, on aimerait donc que Sony propose ce qui se fait de mieux actuellement.

Note de la rédaction: 4 sur 5

Ergonomie

Les pieds installés à l’extérieur et en position haute.

© Les Numériques

Le Bravia 9 (65XR80) affiche des dimensions de 144 x 91 cm, des pieds de 34,5 cm de profondeur et un poids notable de 34 kg. Leur design pourra potentiellement diviser, mais ils sont bien pratiques, car ils peuvent être positionnés de manière resserrée au centre pour s’adapter à des meubles étroits, ou écartés selon les besoins. La hauteur est également ajustable, permettant d’accueillir facilement une barre de son. En revanche, l’installation nécessite des vis, un retour en arrière regrettable par rapport au Bravia 7, où un simple système de clips suffisait.

L’arrière du TV.

© Les Numériques

À l’arrière, la connectique est riche et bien pensée avec des passages de câbles pour une installation soignée. On y trouve un port CI+, une sortie audio optique en mini-jack, un port Ethernet, un tuner satellite, un pour le câble et un pour l’antenne TNT. Comme mentionné précédemment, le TV ne dispose que de deux ports HDMI 2.1, ce qui limite les options disponibles pour les utilisateurs les plus équipés en consoles. Il n’y a pas non plus de prise casque filaire, mais les câbles ont aujourd’hui tendance à disparaître. Côté sans-fil, le Bravia 9 ne déçoit pas avec le wifi 6 et le Bluetooth 5.3 pour une connectivité avancée.

La connectique peut être recouverte d’un cache au besoin.

© Les Numériques

Sur le plan logiciel, Sony mise sur Google TV qu’on trouve sur les autres TV de la marque et chez TCL, notamment. Mention spéciale pour la barre d’accès rapide aux réglages, bien plus intuitive que l’exploration fastidieuse des menus classiques de Google, avec des descriptions plutôt claires pour chaque option. L’OS est fluide et regroupe toutes les apps essentielles : YouTube, France TV, Arte, Molotov, sans oublier des incontournables comme Netflix, Amazon Prime, Disney+ ou MyCanal, par exemple. Chromecast et AirPlay 2 sont également intégrés, facilitant la diffusion de contenus depuis un smartphone ou un ordinateur.

Google TV toujours à la barre chez Sony.

© Les Numériques

La surcouche Sony est très complète.

© Les Numériques

Enfin, la télécommande de Sony est vraiment pratique. Rechargeable en USB-C, rétroéclairée et moderne, elle intègre des raccourcis vers les principales plateformes de streaming, avec Crunchyroll et Sony Pictures Core en bonus. Fidèle à ses habitudes, le fabricant livre aussi une télécommande plus traditionnelle, équipée de touches numérotées et alimentée par des piles. Une attention qui plaira aux nostalgiques comme aux utilisateurs de la vieille école.

Note de la rédaction: 5 sur 5

Audio

Côté audio, le Bravia 9 intègre tout ce qui se fait de mieux chez Sony, même s’il ne possède pas de barre de son intégrée, à la différence de modèles comme le Philips OLED909 ou le Panasonic Z95A. Sa configuration repose sur trois tweeters répartis comme suit : un orienté vers le haut pour les effets Atmos, deux sur les côtés. À l’arrière, deux woofers se chargent des basses, offrant une spatialisation convaincante et des graves agréables, bien que leur profondeur ne rivalise clairement pas avec celle d’un système audio dédié.

Les woofers à l’arrière.

© Les Numériques

Compatible DTS et Dolby Atmos, ce téléviseur confirme l’expertise de Sony en matière de spatialisation sonore, avec une scène ample et immersive. Bien sûr, une barre de son dédiée fera toujours mieux, mais pour un usage quotidien, le Bravia 9 s’en sort haut la main. En bonus, le Voice Zoom 3, introduit en 2024, est une technologie intéressante qui améliore en deux clics la clarté des dialogues dans les scènes où la musique et les effets sonores dominent — si des fois votre ouïe faisait défaut.

La réponse en fréquence à 79 dB (A).

© Les Numériques


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