On disait à la veille que ce match post-Euro était très traître. Et c’était ainsi. Ortigia quitte la poule olympique de Rome vaincue et perd la merveilleuse opportunité d’atteindre la sixième place. Une performance très négative pour l’équipe de Piccardo, un retour en arrière qui met en lumière les problèmes rencontrés avant la récente série de victoires. Les Verts et Blancs, dès la première mi-temps, ont montré qu’ils avaient dans les jambes le gâchis de l’effort européen de jeudi ; les Romains, en revanche, ont le mérite d’exploiter les difficultés de leurs adversaires, notamment dans le marquage central, parvenant à égaliser l’avance initiale de Cassia et même à passer devant. Les hommes de Piccardo peinent mais trouvent l’égalisation avec Kalaitzis, toujours en supériorité. Un scénario qui se répétera jusqu’à la moitié du match, qui s’est terminé à 6-6, avec des joueurs capitolines capables de faire +1 à chaque fois et des verts et blancs toujours prêts à répondre en faisant très bon usage de l’homme supplémentaire. En troisième mi-temps, le match semble prendre une tournure précise, avec Ortigia réalisant un partiel 3-1 (but de Carnesecchi et doublé d’Inaba), et prenant pour la première fois une double avance. Les Verts et Blancs ont cependant eu du mal dans la phase défensive et ont trop gaspillé vers l’avant, subissant ainsi le retour des Romains, qui ont réussi à égaliser en fin de mi-temps (10-10) avec l’ancien Mirarchi. Dans les huit dernières minutes, Ortigia se désunissait et perdait en clarté, subissant un une-deux d’Olympic, puis Inaba réduisait l’écart, mais Mirarchi remettait à nouveau les siens à +2. Dans la dernière minute, tout se passe : Campopiano marque le but pour porter le score à -1, puis Olympic n’exploite pas sa supériorité et Piccardo demande un temps mort pour la dernière attaque en quête d’égalisation, avec Tempesti également en attaque. Sur le jeu, les Verts et Blancs commettent une faute et offrent à Vitale un but facile dans un filet vide. Sanction peut-être excessive, mais ce match (et le nul) n’aurait pas dû se jouer dans les dernières secondes. C’est une défaite cinglante, mais le championnat est encore long.
Après le match, l’entraîneur Stefano Piccardo il ne mâche pas ses mots : « Nous avons fait une course terrible et honteuse. Nous avons perdu dans tous les aspects du jeu, tant défensivement qu’offensivement, donc c’est bien de rentrer chez nous et de réduire nos effectifs, en ayant une idée de quels sont nos véritables objectifs. Je lui ai dit jeudi que ce serait un match très difficile pour nous, car il s’agissait de la fin d’un cycle de matches serrés. Aujourd’hui, nous étions visiblement fatigués, les joueurs ont poussé fort dans cette période et la fatigue s’est fait sentir, mais cela ne justifie pas notre performance. Tous nos défauts ont été vus. Nous avons maintenant une semaine pour travailler et penser au prochain match à domicile contre Florentia. Nous aurons un jour de repos, puis nous n’aurons plus qu’à penser à Florentia».
A la fin du match, le capitaine parle aussi, Christian Napolitain, très attristé mais franc comme toujours : « Nous sommes capables d’exalter même les adversaires contre lesquels nous devrions nous imposer. Je félicite évidemment Olympic, mais nous avons cédé trois points que nous aurions dû prendre avec une performance différente. On ne peut pas perdre certains matches de cette façon, il faut faire un examen de conscience et plonger profondément dans l’humilité. Nous devons être conscients que notre problème, c’est nous-mêmes. Aujourd’hui, nous avons tout mal fait, nous avons commis trop d’erreurs personnelles, leurs centres nous ont fait mal. Ce n’est pas bien, car la différence de valeurs existe. Nous devrions être une équipe qui vise le haut du classement, mais pour le moment, nous méritons la position dans laquelle nous nous trouvons. »
Napolitano n’est qu’à moitié convaincu que la défaite d’aujourd’hui a eu une influence majeure sur la fatigue accumulée : « Cela a certainement eu un impact tant au niveau mental que physique, mais en général, il est inutile de chercher des excuses. On a certes eu un début difficile, les blessures, l’absence de Bitadze, la fatigue, mais au final quand on rentre dans l’eau on y met le visage et donc il faut faire de notre mieux, en jouant avec humilité. Le passage aux huitièmes de finale de la Coupe d’Europe ne sert à rien si l’on ne se concentre pas sur le championnat, car c’est là que tout se passe si nous voulons continuer à jouer en Europe.
ACADÉMIE DE FORMATION OLYMPIQUE ROMA – CC ORTIGIA 1928 14-12 (3-3, 3-3, 4-4, 4-2)
Académie de formation olympique de Rome : Giannotti, Ballarini 2, Vitale 2, Graziosi, Lo Re 3, Hag, Cianchetti, Kadar 2, Mirarchi (Cap) 3, De Robertis 2, Tartaro, Leporale, Peluso, Cotugno. Entraîneur : Mario Fiorillo
CC Ortigia 1928 : Tempesti, Cassia 3, Marangolo, La Rosa, Di Luciano, Giribaldi 1, Kalaitzis 1, Carnesecchi 1, Campopiano 2, Inaba 4, Scordo, Napolitano (Cap), Ruggiero. Entraîneur : Stefano Piccardo
Arbitres : Raffaele Colombo (Maslianico, CO) et Marco Ercoli (Montelparo, FM)
Supériorités numériques : OLY : 1/8 + 3 gréements. ORT : 7/16 + 2 gréements.
Expulsions définitives : Agh (OL) et Cotugno (OL) en 3ème mi-temps, Napolitano (O) en 4ème mi-temps pour fautes limitées.
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