Le document d’hier a été adressé au maire et au conseil et souligne que, dans l’équipe actuelle qui dirige la municipalité de Syracuse, il n’y a qu’un seul conseiller. Lors du remaniement suivant, on a constaté, oui nous pouvons et devons faire mieux, ne serait-ce que parce que le statut de la commune dicte beaucoup plus de règles avancé et prévoit une représentation pleinement égale des deux sexes dans tous les organes **nomination municipale.
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Après un premier échec décourageant, le deuxième est également arrivé, au terme d’un moment embarrassant et instructif à la fois. Même le ton de certains de ceux qui ont alors voté pour trahissait l’absence d’une culture politique adéquate: le paternalisme à la pelle, notamment envers le conseiller Zappulla, irrémédiablement coupable d’être une femme et un jeune, la prétention d’avoir été, en tant que conseillers, des hommes âgés, promoteurs et créateurs de la présence féminine au Conseil, de l’exaltation de la Femme (strictement au singulier) créature angélique, surtout en tant que MÈRE.
Nous aurions aimé commenter également les interventions des édiles et édiles de la majorité, mais nous ne pouvons pas, car personne (et personne) n’a pris la parole.
Le maire adjoint Bandiera a prononcé un discours embarrassé et générique, accusant l’opposition d’incohérence, puis reconnaissant l’impuissance de la majorité. Avec le circuit court final : pourquoi seulement 40, soit 50 % pour les femmes, et non 99 % ? Pourquoi fixer des limites ? En attendant, contentez-vous de ce que passe le couvent. Le même a dicté la ligne aux conseillers qui soutiennent l’administration italienne : d’abord tout le monde dehors de la Chambre simulant, à l’unisson, un appel téléphonique urgent, puis revenant s’abstenir. Donc le la motion a été rejetée, malgré 14 voix pour, avec 15 abstentions et 1 voix contraire, et sans qu’aucune des abstentions n’ait eu le courage de justifier sa position **embauché.
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Cela nous décourage particulièrement le silence assourdissant des femmes dont aucune (pas même l’édile, une présence trop discrète) a jugé nécessaire de prendre la parole, de se différencier ou même simplement de nous expliquer pourquoi une seule femme au conseil d’administration est largement suffisante. Mais nous nous sommes épargnés au moins le rideau habituel : parce que ces forçages sont une question de mérite et de compétences (sous-entendu, celles que j’ai et celles que vous n’avez pas)
Ne vous y trompez pas : nous n’abandonnerons pas, nous poursuivrons cette bataille sur toutes les tribunes, nous ne nous résignerons pas à cette dérive désolée, et nous ferons tout pour que, notamment auprès des jeunes générations, on prend de plus en plus conscience de l’insupportable d’une démocratie mutilée, dans laquelle les femmes se voient gentiment accorder de petits espaces, à condition qu’elles restent à leur place et ne remettent pas en cause les règles du jeu. **La lutte contre le phénomène de violence envers les femmes commence par ne pas les discriminer.
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Jusqu’à la prochaine fois… l’année ne fait que commencer…
La Brigade Rose
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